Le chanvre doit être d’un diamètre suffisant (22 mm et plus) pour une parfaite préhension lors des manoeuvres de la
porteuse. Il agit en circuit fermé, fixé sur les parties basses et hautes du chariot de contrepoids. Le cintrier manoeuvre
la porteuse en tirant sur l’un ou l’autre des fils de chanvre de commande. Son renvoi est opéré par la mère de famille et la poupée de retour (en dessous de cheminée).
Le frein
Le frein permet le blocage de la porteuse à une hauteur désirée. Les systèmes
courants de freins agissent sur le chanvre de commande et non sur les suspentes. Le freinage doit se faire avec un système équilibré,
un glissement du chanvre pouvant apparaître en cas de déséquilibre
entre la surcharge de porteuse et
le lest du chariot de contrepoids. Généralement deux freins sont à disposition
pour le cintrier : un au niveau du plateau et un au niveau
de la passerelle de charge.
La poupée de retour (ou poulie mobile)
Située dans la partie basse de la cheminée, elle permet de créer
une tension permanente dans le circuit du chanvre de
commande (le chanvre naturel ayant une propension importante d’allongement et de rétraction sous l’effet de l’humidité),
soit du fait de son propre poids, soit par rappel de ressort fixé sous son flasque.
Les
gueuses ou pains
Ce sont des blocs de fonte de masse calibrée, de formes variables
selon la géométrie du magasin du chariot de contrepoids. Ils permettent d'ajuster
au plus près l’équilibre des charges sur la porteuse.
Sur un plateau,
nous les utilisons également pour lester des éléments de décors (châssis mobiles)
ou d’équipements à centre de gravité élevé (béquilles de
châssis, pieds de projecteurs…).
Les types de porteuse
La porteuse contrebalancée
Une porteuse contrebalancée utilise un système de commande fermé sur lui-même
(bouclage du chanvre sur le chariot
de contrepoids), tandis que les suspentes manoeuvrent linéairement sur les divers renvois de poulies du chemin de
moufle. La distance parcourue par la porteuse dans la hauteur de la cage de scène est égale
au chemin parcouru par le chariot de contrepoids en cheminée.
En négligeant les frottements et les positions de déséquilibre,
la valeur du contrepoids doit être égale à la surcharge
de la porteuse.
Exemple : un cyclorama de 200 kg nécessite d’équiper
un contrepoids de 200 kg.
Une porteuse contrebalancée se manipule à bras d’homme
et se comporte comme une balance comparative de masses : une charge posée
dans le chariot de contrepoids d’un côté, des charges équipées sur le tube
de l'autre.
La porteuse est dite en équilibre lorsqu’il n’y a aucune prépondérance
entre la charge sur
la porteuse et le
chariot de contrepoids. Le point idéal d'équilibre du système se situe à égale distance du gril et de la scène.
Dès manoeuvre de la porteuse, le transfert des câbles de suspentes dans leur course fait varier l’équilibre du
système.
La porteuse palanquée
La porteuse palanquée, manuelle ou mécanisée,
met en oeuvre un mouflage installé sur le chariot
de contrepoids. La charge de contrepoids embarquée est multipliée par deux. Exemple : pour 150 kg de projecteurs équipés,
la charge de contrepoids est de 300 kg.
La porteuse électrique
Un nombre important de salles sont aujourd’hui équipées
de porteuses à poste de commande
unique, un moteur électrique se déplaçant sur
un rail permettant la manoeuvre individuelle des porteuses. L’avantage de ce système est bien évidemment d’ordre économique, en évitant la multiplication d’équipement de moteurs. Les inconvénients lourds et antinomiques avec la
notion de spectacle, sont entres autres : l’impossibilité d’effectuer
des manoeuvres en groupe des porteuses,
de varier la vitesse des porteuses avec sensibilité, de procéder à des mouvements silencieux.
Ce système est majoritairement utilisé dans des cages de scène de faible hauteur.
L’équipe à main
L'équipe à main permet l’accroche et le levage de
charges légères (châssis, rideau, pendrillon…). Son installation est
aisée, permettant ainsi de disposer dans de courts délais d’un support d’accroche faisant défaut.
Le principe d'une équipe à, main s'appuie sur l'usage de poulies. Le nombre de fils équipés dépend de la longueur et de
la flexibilité du support d’accroche. Les fils de suspentes sont collectés soit sur un peigne au sortir du moufle de renvoi,
soit regroupés en une poignée fixée sur une palette.
Le tube porteur de ce type d’équipement est souvent une perche de bois ou d’aluminium.
Si la charge est conséquente,
le machiniste peut incorporer, pour une manoeuvre aisée,
un contrepoids dans le système permettant ainsi de
minimiser son effort.
Une équipe à main peut être utilisée en prise
directe pour le levage de charges légères (par exemple une frise sous perchée). Le levage se fait alors à la force des bras depuis une passerelle, un gril… sans l’assistance de poulies.
Les machinistes effectuant la manoeuvre de cette équipe, doivent réaliser un tour mort de la guinde sur le point d’ancrage
de celle-ci afin de contrôler la vitesse de défilement de la
charge.
Le tour mort de la guinde s’effectue systématiquement pour tout levage en prise directe.