De la compétence du machiniste pour une vision
globale de la scène
S’il est des métiers techniques du spectacle ayant des limites claires et
parfaitement définies tels les domaines du son et de la lumière, l’engagement
des machinistes sur une scène apparaît beaucoup plus flou pour un
débutant ou néophyte. Les champs d’action de la machinerie agissent
souvent en interactivité avec le son et la lumière (pour exemple, les accroches
de projecteurs ou d’enceintes sont du domaine de la machinerie).
Le travail de machiniste demande :
- un engagement physique important,
- de la rigueur sur les tâches délicates,
- des capacités d’anticipation sur le déroulement des actions,
- un savoir-faire pour gagner en efficacité dans l’accomplissement
des tâches,
- une réactivité face à l’imprévu,
- une patience à toute épreuve : un montage ou une exploitation de
spectacle sont jalonnés de temps forts d’engagement physique
et entrecoupés de temps plus posés
(répits, attente, …).
Un machiniste se doit de connaître et respecter son outil de travail et ses domaines d’application dans l’espace scénique.
Une réalisation de tâches effectués par un personnel non compétent ou ne possédant pas la fibre de dévouement et l’intelligence
relationnelle empreinte de respect et de savoir vivre en groupe, peut faire basculer toute l’évolution d’un
spectacle de l’à-peu-près, souvent faite de tensions et de mésaventures, à une osmose réussie et gratifiante entre tous
les partenaires de la scène, techniques et artistiques.
La relation avec l’artiste n’est pas le moindre aspect du métier de la machinerie. L’artiste
et le machiniste partagent
l’espace des coulisses le temps des répétitions et représentations. Un spectacle ne saurait être mis en danger par une
attitude désinvolte d’un machiniste.
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