Assemblage
Au cours du siècle passé, les techniques d’assemblage des matériaux ont évolué avec le développement de la chimie, notamment
avec la mise sur le marché des produits adhésifs de types colles. Les techniques premières d’assemblage ont su toutefois
conserver leur place sur la scène par leur simplicité et efficacité de mise en oeuvre.
Le matériel
- Les couplets : ces charnières, une femelle et l’autre mâle, maintenues
ensemble par une goupille démontable, permettent la liaison de béquilles sur un châssis,
de châssis entre eux ou l’assemblage de châssis repliables (de type praticable)…
- Les fers de maintien : ces pièces métalliques fixées
en bords de châssis permettent leurs jonctions dans le même plan par
enchevêtrement. Il s’agit d’une vieille technique d’assemblage, souvent associée avec un système de maintien par sauterelles.
-
Les
sauterelles : placées à intervalles réguliers mais en position décalée d’un
châssis à l’autre,
ces pièces permettent le laçage d’un fil en
tension, assurant le maintien des châssis. Le fil est
fixé sur le point haut d’un des deux châssis à assembler,
puis se positionne sur les sauterelles en impulsant un mouvement de lasso.
- La boulonnerie : la vis, la rondelle et l’écrou… le trio indissociable pour des assemblages de bonnes tenues. La force du
serrage d’une boulonnerie dépend de la qualité de son matériau et du support assemblé. L’aluminium, plus cassant que l’acier, demande moins de couple de serrage.
Un serrage modéré sur tube carré ou rectangulaire, est requis pour éviter la déformation de ce dernier..
- Les colles :
- les colles à bois : la colle vinylique blanche est utilisée pour tous les collages d’intérieurs, la colle polyuréthane permet l'assemblage
de bois (adhérence même sur du bois humide) avec d'autres matériaux : polystyrène, mousse isolante.
- les colles dites “frein filet” pour le blocage de boulonnerie,
- les colles cyanoacrylates classiques (liquides) qui ne collent que les matériaux lisses (métaux, plastiques, verre...) et les
cyanoacrylates pour matériaux poreux (bois, cuir, céramique…),
- les colles néoprène destinées au collage de matériaux minces sur bois (stratifié, bois en feuille, panneaux, liège...).
- les colles pour textiles (pour les réparations de toiles ou draperies),
- les colles chaudes (utilisées sous formes de bâtonnets avec un pistolet électrique pour tous travaux de fixation d’accessoires).
L’utilisation de certaines colles doit s’effectuer dans des locaux suffisamment aérés avec le port d’un
masque filtrant à cartouche.
- La visserie : voir matériel du machiniste
- Les agrafes : la taille de l’agrafe varie en fonction de l’épaisseur du matériau à fixer. On les utilise pour une fixation rapide
de moquettes, de tapis de danse, de tissus, de CP (contreplaqué)… sur les éléments en bois. Leur dépose s’effectue avec
un outil spécifique permettant un net gain de temps par rapport à l’utilisation d’une pince multifonction.
- La semence de tapissier (ou broquette) : petit clou très effilé utilisé dans les métiers de la tapisserie, détourné en spectacle
pour la fixation des moquettes, des toiles au sol… Sa pose, dans les règles de l’art, s’effectue avec un petit marteau aimanté
venant chercher la broquette dans la bouche de l’accessoiriste !
Si cette technique est efficace, les risques d’accidents par ingestion sont importants.
- Les ouzos : grandes épingles utiles pour opérer des maintiens et liaisons entre éléments
de draperie.
- Les fils : le moyen passe-partout pour réaliser toutes sortes d’accroche, de liaisons, de fixation d’accessoires ou de porte
accessoires… Une variété de longueurs de fils est à maintenir à disposition à proximité de la scène.
Toutes ces techniques énoncées, il est raisonnable pour les machinistes de savoir utiliser celle appropriée
en ne perdant pas de vue le temps nécessaire au désassemblage.
Par exemple, un assemblage par agrafes aussi rapide soit-il à sa pose, demande un temps de démontage
plus long qu’une dépose de vis.
|